Entrevue avec Emmanuel Nahimana

Bonjour Emmanuel Nahimana et merci d’être avec nous… dans le cadre du colloque sur l’immigration qui se tiendra en juin 2018, nous souhaiterions faire un portrait des organismes et des services gouvernementaux, francophones et anglophones, qui travaillent dans le domaine de l’immigration ici à Halifax. Pourriez-vous dans un premier temps nous donner quelques informations historiques concernant votre organisme ?

 

Tout commence en 2003 avec le gouvernement fédéral qui souhaite appuyer les communautés francophones et acadiennes en contexte minoritaire, hors du Québec. En 2006, la province rentre dans la danse et finalement, on voit naitre le Réseau Immigration Francophone en Nouvelle-Écosse (RIFNÉ). Des services d’établissement se développent également. Donc je vais séparer les choses. Il y a le RIF qui offre des services indirects. C’est un comité de concertation, de validation et de mise en œuvre du plan d’action. Comme je le disais il y a aussi des services directs, offerts directement aux clients, c’est-à-dire les nouveaux arrivants.

 

Le financement vient de la province et du gouvernement fédéral et la gestion de ce dossier de l’immigration dans chacune des provinces et territoires est gérée par les organismes porte-parole. Dans notre cas, c’est la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse (FANE). C’est à ce moment-là vraiment que les deux secteurs ont commencé à fonctionner. Nous sommes 8 employés : deux personnes travaillent du côté administratif et les autres personnes travaillent sur le terrain, à la fois avec la communauté et les nouveaux immigrants.

 

Pouvez-nous nous parler du mandat de votre organisme ?

 

Pour ce qui est des services directs, il s’agit d’appuyer les nouveaux arrivants dans leurs besoins. Ces besoins sont diversifiés : il y a des besoins d’établissement, d’intégration et de sensibilisation pour la communauté. Vous savez que chaque rencontre des cultures occasionne des sentiments de peur alors nous sensibilisons la population et  aidons la communauté à rester toujours accueillante.

 

Les membres du RIF, se réunissent pour se concerter, valider et mettre en œuvre le plan stratégique et d’action. Le plan a quatre axes d’intervention : concertation et collaboration; promotion et recrutement; intégration économique; et intégration sociale, culturelle et éducationnelle.

 

Le comité est composé de neuf membres dont le Conseil scolaire acadien provincial (CSAP) et l’Université Sainte-Anne du côté de l’éducation. Pour le domaine de la santé, il y a le Réseau Santé de la Nouvelle-Écosse. Pour le côté juridique, il y a l’Association des juristes d’expression française. Du côté communautaire, il y a la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse et la Fédération des femmes acadiennes de la Nouvelle-Écosse (FFANE) et le Conseil Jeunesse Provincial (CJP). On a aussi un autre membre qui représente les immigrants et qui apporte les doléances des immigrants lors des réunions. C’est un membre qui est nommé après plusieurs procédures de sélection. Tous les représentants de ces organismes sont des membres votants. Nous avons aussi quatre membres observateurs : la représentante de l’Office de l’immigration du gouvernement provincial; la représentante de l’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC); le représentant du ministère des Affaires acadiennes et de la Francophonie; et finalement très récemment la représentante de l’Agence de Promotion Économique du Canada Atlantique (APECA). Ces 4 contribuent également aux discussions.

 

Quels sont concrètement les services que vous proposez à Immigration francophone ?

 

Les services d’établissements, donc les services directs aux clients, sont regroupés dans deux grands programmes.

 

Il y a le programme après-arrivée. On offre des services d’établissement dès l’arrivée des nouveaux-arrivants. Parmi ces services, il y a l’accueil à l’aéroport, l’évaluation des besoins avec le plan d’établissement qui découle de l’évaluation des besoins. On offre aussi des visites dans la communauté et un service de référence vers d’autres services disponibles dans la communauté parce que nous n’offrons pas tous les services.

 

Toujours dans le programme après-arrivée, nous offrons des services d’intégration, incluant le service d’intégration scolaire. On a une agente qui s’occupe vraiment des élèves issus de l’immigration pour le Conseil scolaire acadien provincial et qui propose une série d’activités visant à une meilleure intégration des élèves dans le milieu scolaire.

 

Du côté communautaire, on a aussi des activités d’intégration sociale. Nous avons également, une agente de sensibilisation qui offre des sessions d’information et des ateliers sur la rencontre des cultures dans la communauté. Nous offrons aussi une formation aux animateurs qui ont la responsabilité d’accueillir les étudiants internationaux à l’Université Sainte-Anne. On offre des occasions de discussion, avec  les organismes communautaires, sur la rencontre des cultures et la gestion de la diversité culturelle en milieu de travail. Nous offrons aussi des séances de conversation pour appuyer les nouveaux arrivants qui veulent maintenir ou améliorer leurs connaissances du français et qui malheureusement n’ont pas la chance de pratiquer le français au travail. Voilà les services que nous offrons dans le cadre du programme après-arrivée…

 

Tout récemment, nous avons obtenu du financement pour développer un programme avant-arrivée. C’est un ensemble de services qu’on offre aux futurs immigrants avant de quitter leur pays. Ces services s’offrent à la grandeur de quatre provinces de l’Atlantique.

 

Quels sont ces services ? Ce sont principalement des services d’établissement. On offre d’une façon générale des sessions d’informations sur le Canada pour permettre de prendre de bonnes décisions avant le déménagement. Une fois que le futur immigrant choisit sa province de destination, on lui offre des informations plus précises sur la province. On fait par la suite une évaluation des besoins et un plan d’établissement…

 

Donc les populations auxquelles vous offrez vos services sont ET les populations de nouveaux arrivants pour les accueillir et les intégrer dans les communautés ET la communauté d’accueil pour la sensibilisation aux différences culturelles dans le domaine du travail, dans le secteur de l’éducation, est-ce bien cela ?

 

C’est exact. La sensibilisation se fait des deux côtés, pour les nouveaux arrivants et aussi pour la communauté d’accueil. Quand je parle des communautés d’accueil, je parle vraiment des organismes francophones et des institutions comme les écoles, les universités et le grand public.

 

À part ces services d’établissement, on offre aussi aux futurs immigrants des services liés à l’emploi, par exemple pour l’aider à bâtir son CV à la canadienne, des simulations d’entrevue. On aide les familles à inscrire leurs enfants à l’école, notamment dans les écoles du CSAP. Quand on finit l’évaluation des besoins, les futurs immigrants sont référés au programme après-arrivée.

 

Êtes-vous le seul organisme à offrir ces services dans la région ?

 

En français, oui.  Mais si par exemple le nouvel arrivant décide de s’installer au  Nouveau-Brunswick, là nous allons faire une référence vers les fournisseurs des services au Nouveau-Brunswick. Ce sont eux qui connaissent le mieux les services qui sont disponibles dans leur région.

 

Nous offrons également des conseils en affaires en collaboration avec notre partenaire le Conseil de développement Économique de la Nouvelle-Écosse (CDÉNÉ).

Le dernier service que nous offrons est celui de la connexion avec la communauté d’accueil.

 

Votre organisme s’est considérablement développé dans les dernières années n’est-ce pas ?

 

Oui, l’organisme a augmenté sa capacité d’accueil. À l’époque, en 2006, pour le service direct, nous avions seulement le programme de bénévolat. Plus tard s’est ajouté le service d’accueil à l’aéroport, ensuite des services d’établissement, ainsi de suite. Tout dernièrement, nous avons ajouté le programme des services avant-arrivée et l’intégration scolaire qui n’existaient pas. Pour nous, c’est vraiment un succès au niveau de la capacité d’accueil. Le nombre d’employés est également passé à huit.

 

Est-ce que vous rencontrez des défis dans votre action au quotidien et si oui, quelle est la nature de ces défis ?

 

Le premier défi qui date de longtemps, c’est l’accueil des réfugiés. Nous aimerions bien accueillir les réfugiés d’expression française dès leur arrivée à l’aéroport pour leur offrir les services d’établissement par la suite.

 

Cela n’existe pas actuellement ?   

 

Depuis longtemps, ces services-là sont offerts par notre collaborateur anglophone ISANS. C’est un défi de longue date et nous aimerions vraiment que les nouveaux arrivants d’expression française soient accueillis et qu’ils puissent bénéficier des services d’établissement en français.

 

Et au niveau des services que vous offrez, est-ce que vous avez des besoins particuliers, des limitations dans votre action en dehors de l’accueil des réfugiés d’expression française ?

 

Oui, nous avons des besoins qui ne sont pas comblés. Je peux citer l’exemple de service de  garde d’enfants. Cela veut dire que quand les parents bénéficient des services tels que les cercles de conversation et autres, leurs enfants ont besoin de service de garde. Je pense que c’est un gros défi. Nous avons aussi besoin de service de gestion de crise : des crises de couples, de violences familiales, ou d’autres problèmes mentaux. Finalement, nous avons besoin de service d’aide aux devoirs. Certains élèves issus de l’immigrant ont besoin d’être appuyés pour les devoirs. Voilà, ce sont les besoins les plus criants et nous sommes actuellement très limités pour combler ces besoins.

 

Je vais revenir sur la question du service de gestion de crise. En termes de ressources, de quoi avez-vous besoin ? des psychologues ? des interprètes communautaires ?

 

Cela nous demande un personnel bien qualifié pour accompagner nos clients qui sont dans les situations de crise, quelqu’un qui soit capable de diagnostiquer et de proposer des services adéquats.

 

Donc, nous venons de parler des besoins concrets dans votre action au quotidien, parlons maintenant des savoirs… Dans le cadre de la conférence, notre objectif c’est de créer des passerelles entre les chercheurs et les professionnels de terrain et de faire en sorte que les chercheurs répondent aux besoins de ces professionnels en produisant des savoirs qui leur seront utiles Est-ce que vous avez des besoins particuliers dans le domaine des savoirs ?

 

Oui, c’est vraiment un travail de recherche qui pourra venir identifier les besoins des immigrants, que ce soit pour les parents ou les élèves. On n’a pas vraiment de travaux de recherche sur l’immigration en Nouvelle-Écosse en français. C’est avec l’aide de ce genre de travail que l’on peut  identifier les types de besoins des nouveaux arrivants. Pour savoir par conséquent comment la communauté peut faire un travail efficace d’intégration.

 

Est-ce que vous travaillez actuellement beaucoup avec des chercheurs des universités de la province francophones ou anglophones ?

 

Présentement non. Nous avons un projet qui est en cours et nous venons de lancer un appel à propositions. Nous avons pensé à un travail primaire pour l’intégration scolaire des élèves issus de l’immigration dans le Conseil scolaire acadien provincial (CSAP). On voudrait identifier les besoins des élèves et du CSAP dans son rôle d’intégration scolaire. L’appel a été lancé et la date limite est le 24 mai 2017. On peut trouver l’appel à proposition dans le courriel de la Nouvelle-Écosse.

 

Emmanuel Nahimana, avez-vous d’autres remarques à formuler ou des informations dont vous voudriez nous faire part ?

 

Je vous remercie d’abord de cette invitation et je suis très content de cette initiative parce que je sais que la communauté peut travailler beaucoup, le personnel de l’IFNÉ peut travailler beaucoup mais si nous n’avons pas l’appui des chercheurs, des universitaires, nous n’allons pas vraiment pouvoir aboutir à nos objectifs de départ. Votre idée va vraiment nous aider parce qu’on va pouvoir, enfin, obtenir l’appui des experts dans ce dossier d’établissement et l’intégration des immigrants en Nouvelle-Écosse.

Immigration Francophone Nouvelle-Écosse (IFNÉ)
Emmanuel Nahimana
Project Manage
r /
Gestionnaire du projet 
 

Interview of Emmanuel Nahimana

 

Good morning Emmanuel Nahimana. Thank you for being here with us today. In preparation for the conference on immigration which will take place in June 2018, we wish to build profiles for francophone and anglophone organizations and governmental services, that provide immigration services here in Halifax. To start with, can you give us some historical background information on your organization?

 

It all starts in 2003 when the federal government wanted to support the French and Acadian minority communities outside of Quebec. In 2006, the province of Nova Scotia joined this project and eventually the 'Réseau Immigration Francophone en Nouvelle-Écosse (RIFNÉ)' was born and the settlement services started developing as well. So, I will divide my explanation in several parts. There is the RIF that provides indirect services. It is a consultation, validation and implementation of the action plan committee. Moreover, we also have direct services offered to our customers, i.e. the newcomers (incoming immigrants).

 

Our funding comes from the provincial and federal government and management of the immigration services in each province and territory is done by representative organizations. In our case, it is the 'Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse (FANE)'. It was at that point that both sectors began to work. We now have 8 employees: two people work on the administrative side and others work in the field, with both the community and new immigrants.

 

Can you tell us about the mandate of your organization?

 

In terms of direct services, it is about supporting newcomers in their needs. These needs are diverse: there is need for settlement, integration and community outreach. You know that every cultural encounter generates feelings of fear and hence, we raise awareness within the population and try to make the community remain welcoming to newcomers.

 

The members of the RIFNÉ meet to consult, validate and implement the strategic plan and action plan. The plan has 4 focal points: consultation and collaboration, promotion and recruitment, economic integration, and social, cultural and educational integration.

 

The committee is made up of 9 members, including the 'Conseil scolaire acadien provincial (CSAP)' and 'Université Sainte-Anne'. They represent the education side. In the area of health care, there is 'Réseau Santé de la Nouvelle-Écosse' and on the legal side, we have 'Association des juristes d’expression française'. There is 'Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse', 'Fédération des femmes acadiennes de la Nouvelle-Écosse (FFANE)' and 'Conseil Jeunesse Provincial (CJP)' which represent the community side. We also have another member representing immigrants. His/her task is to be the spokeperson for the immigrant population at the meetings. It is a member that has been nominated after several selection procedures. All representatives of these organizations are voting members but we also have 4 observer (non-voting) members who are representatives of: Nova Scotia Office of Immigration, Citizenship and Immigration Canada (CIC), Nova Scotia Acadian Affairs and Francophonie and finally, a recently added member, Atlantic Canada Opportunities Agency (ACOA). These 4 members also contribute to our discussions.

What are exactly the services that the community organization, Immigration Francophone, offers?

 

Our settlement services, thus our direct services to customers, are grouped into two major programs.

 

There is the post-arrival program. Settlement services are provided upon arrival of newcomers. These services include reception at the airport and needs assessment with the settlement plan as a result of the needs assessment itself. We also offer community visits and a reference service to other services available in the community because we do not offer all services.

 

Also in the post-arrival program, we offer integration services, including the integration into the education system service. We have an agent who handles the students of immigrant origin for the 'Conseil scolaire acadien provincial' and she proposes a series of activities aimed at better integrating students in the school environment.

 

When it comes to the community, we also have social integration activities. In addition, we have an outreach officer who offers information sessions and workshops on cultural encounters in the community. We also offer training to the Facilitators who are responsible for welcoming international students at 'Université Sainte-Anne'. We host conversations, together with other community organizations, on cultural encounters and cultural diversity at the workplace. We also offer conversation sessions to support newcomers who want to maintain or improve their knowledge of the French language but who, unfortunately, do not have the chance of practicing French at their workplace. These are the services that we offer in the post-arrival program.

 

Most recently, we have secured funding to develop a pre-arrival program. It is a package of services that is offered to future immigrants before they leave their country. These services are available across four Atlantic provinces.

 

What are these services? They are mainly settlement services. We offer general information sessions on Canada that allow immigrants to make better decisions before moving to the country. Once the future immigrant chooses his/her province of destination, he/she is offered more precise information about the province. We then do a needs assessment and a settlement plan...

 

So, the populations to which you offer these services are the incoming immigrants and the host community? You do so to welcome the immigrants and to facilitate their social integration within the community and also to raise awareness about cultural differences at the workplace and at schools, right?

 

That is right. Awareness-raising is done on both sides, for newcomers and also for the host community. When I talk about host communities, I am really talking about francophone organizations and institutions such as schools, universities and the general public.

 

In addition to settlement services, job-related services are offered to future immigrants, for example, helping them to build their résumé (as we do it here in Canada) and doing interview simulations. We help the families to enroll their children in schools, notably the schools that are under CSAP. When the needs assessment is completed, future immigrants are referred to the post-arrival program.

Is your organization the only one that provides such services in this region? 

 

In French, yes! However, for example, if a newcomer decides to move to New Brunswick, we will then refer him/her to the service providers in New Brunswick. They are the ones who know the services that are available in their regions.

 

Furthermore, we provide business consultation, in collaboration with our partner, 'Conseil de développement Économique de la Nouvelle-Écosse (CDÉNÉ)'. The last service that we offer is the connection with the host community.

 

Your organization has developed considerably in the last few years, isn't it?

 

Yes, the organization has increased its capacity. At the time, in 2006, we only had the volunteer program for the direct services. Later was added the reception service at the airport, then the settlement services, and so on. Most recently, we have added the pre-arrival program and integration into the education system service that did not exist (before). For us, it has been a real success in terms of capacity. The number of staff has also increased to eight employees.

 

Do you face challenges in your day-to-day work and if so, what is the nature of these challenges?

 

The first long-standing challenge is the reception of refugees. We would like to welcome French-speaking refugees as soon as they arrive at the airport to offer settlement services to them thereafter.

 

Doesn't that currently exist?

 

For a long time, these services have been offered by our anglophone collaborator, ISANS. This is a long-standing challenge and we would really like to see French-speaking newcomers welcomed and provided with settlement services in French.

 

Regarding to the services that you offer, do you have any special needs, limitations in your work apart from the reception of French-speaking refugees?

 

Yes, we have needs that are not met. I can use the example of child care. This means that when parents benefit from services such as conversation circles and others, their children need to be taken care of. I think that this is a big challenge. We also need crisis management services: couple crisis, family violence, or other mental problems. Finally, we need to provide a service that helps kids with their homework. Some students of immigrant origin need to be supported when it comes to homework. These are the most pressing needs and we are currently very limited to be able to meet those.

 

I will come back to the question on the crisis management service. In terms of resources, what do you need? Psychologists? Community interpreters?  

 

This requires a well-qualified staff to manage our customers who are in crisis situations, someone who is able to diagnose and offer adequate services.

 

So, we have just talked about the concrete needs in your day-to-day work, let's now talk about knowledge... The aim of the conference is to create bridges between researchers and professionals in the field and to ensure that researchers respond to the needs of these professionals by producing knowledge that will be useful to them. Do you have any special needs in the field of knowledge?

 

Yes, it is really by conducting research that we will be able to identify the needs of immigrants, whether it is for parents or students. There is not much research done on immigration in Nova Scotia in French. It is with the help of this kind of work that we can identify the types of needs of newcomers. Consequently, to find out how the community can do effective social integration work.

 

Are you currently working extensively with researchers from francophone or anglophone universities in the province?

 

Currently, no. We have a project under way and we have just launched a call for proposals. We have been thinking about a primary job for the integration of students of immigrant origin in the education system under the 'Conseil scolaire acadien provincial (CSAP)'. We would like to identify the needs of students and of CSAP in its school integration role. The call was launched and the deadline is May 24, 2017. The call for proposals can be found in the Nova Scotia email.

 

Emmanuel Nahimana, do you have any other comments or information that you would like to share with us?

 

First of all, I would like to thank you for this invitation and I am very pleased with this initiative because I know that the community can work a lot, IFNÉ's staff can work hard but if we do not have the support of researchers, of academics, we are not really going to be able to achieve our original objectives. Your idea will really help us because we will finally be able to obtain the support of the experts on this issue of settlement and the integration of immigrants in Nova Scotia.

Pour plus d’informations: / For more information:

www.immigrationfrancophonene.ca

Saint Mary's University, 923 Robie Street

Halifax, NS B3H 3C3 

Email: icst@smu.ca
Tel: 902-420-5810

Fax: 123-456-7890

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Photos: Communications Nova Scotia, Immigration Francophone, Pier 21, Sobey School of Business