Panel communications 1 – Représentations des immigrants dans différentes régions du monde
Panel communications 1 – Representations of Immigrants in Different Parts of the World

“Back-Way or Bust: Perceptions of clandestine Migration from the Gambia, West Africa”

Catherine Conrad (SMU)

Although Gambia is the smallest country on the African continent, per capita it ranks among the highest contributors to “illegal” (clandestine or so-called irregular) migrants who make the treacherous journey to Europe. Images of dramatic rescues and dram on the Mediterranean have flooded the international media, spreading moral panic about invasion as well as humanitarian pleas to improve the conditions of young people allegedly so desperate as to gamble their lives.

This presentation will provide an overview/summary of those who have succeeded (what were their motivations, perceptions, understandings of what they might face) as well as those who have chosen to remain at home.

(Re)penser les dénominations du sujet migrant dans une France « Black, Blanc, Beur »

David Yesaya (Waterloo)

Sans-papiers, issus de l’immigration, minorités visibles, gens de couleurs, « black », «beur » : tant de dénominations pour définir les individus perçus comme immigrés sinon étrangers de la nation française. Ces appellations identificatoires sont souvent attribuées à ces sujets par des forces médiatiques, politiques et, disons-le, académiques. Pourtant, la question de la dénomination du sujet migrant est déterminante ; en ce sens que si le fait de nommer révèle parfois l’identité de l’identifié, il dévoile souvent la perception de l’identificateur.

L'objectif de notre communication aura alors pour but de réfléchir sur l'importance et l'impact de bien dénommer le sujet migrant dans la société française. Nous tenterons de montrer que mal le nommer c'est mal le définir donc mal le connaître et, par effet de ricochet, mal le traiter.

Le résultat de ces mauvaises qualifications cause des ambivalences, des ambiguïtés et des amalgames sur le sujet migrant dans la société. Par conséquent, dans notre communication, il s’agira en premier lieu de définir les immigrés en France. Ensuite, nous analyserons les dénominations identificatoires, selon-nous, problématiques données à ces derniers. Après cette analyse, nous évoquerons les raisons pour lesquelles nous trouvons ces termes ambigus, confus et parfois même dénigrants. Ayant fait cela, nous proposerons un terme plus adéquat à cette catégorie sociale perçus comme immigrée ou étrangère.

 

L’islam et les musulmans dans l’imaginaire collectif des travailleurs sociaux au Québec

Kheira Belhadj-Ziane (UQO)

Depuis cette dernière décennie, le contexte de méfiance à l’égard des communautés musulmanes s’est particulièrement accru au Québec. Le traitement médiatique des attentats perpétrés par des groupes terroristes islamiques au sein des sociétés occidentales, les discours publics réductionnistes ou examinant l’islam comme un problème social, ou encore certaines pratiques reliées à la lutte contre le terrorisme, participent à stigmatiser ces communautés en les associant à de potentielles menaces terroristes (Guibet Lafaye & Brochard, 2016; Johnson-Lafleur et al., 2016). Cela contribue à nourrir les imaginaires collectifs au sein desquels les musulmans se présentent comme les communautés suspectes des temps modernes (Breen-Smyth, 2014), construites autour de symboles évoquant la barbarie et l’archaïsme, favorisant de nombreux amalgames entre l’islam et l’intégrisme religieux (Abdolmohammad, 2014; Parini, Gianni, & Clavien, 2012).

À travers cette communication, nous interrogerons ce phénomène de construction imaginaire dans le contexte du travail social en présentant les résultats d’une étude menée auprès de travailleurs sociaux au Québec. Nous observerons comment l’inscription pérenne de symboles entourant l’islam et les musulmans dans l’histoire collective a produit une mythologie dans leur discours, c’est-à-dire « un récit imaginaire organisé et cohérent [...] qui prétend se fonder sur une réalité et une vérité » (Morin, 1982, p.48-49), alors qu’il se fonde sur des images élaborées, positives ou négatives, jouant un rôle déterminant dans les comportements à l’égard des personnes visées par ces images (Barthes, 2014). Au fil de notre communication, nous explorerons cette mythologie afin de mieux comprendre son rôle dans les pratiques des travailleurs sociaux.

Par la petite porte ou sans le sou : La perception de l’immigration clandestine de la Gambie en Afrique de l’ouest

Catherine Conrad (SMU)

Quoique la Gambie soit le plus petit pays du continent africain, celui-ci se classe parmi les plus grands contributeurs d’immigrants « illégaux » (clandestins ou ‘irréguliers’) qui font le voyage périlleux vers l’Europe. Les images des sauvetages spectaculaires et des tragédies de la Méditerranée ont inondé les médias internationaux, répandant la panique morale d’une invasion de même que les moyens humanitaires pour améliorer les conditions des jeunes gens désespérés parait-il au point de mettre leur vie en jeu.

Dans cette communication, nous présenterons une vue d’ensemble sommaire de ceux qui ont réussi (de leurs motivations, de leurs perceptions, de leur compréhension de ce à quoi ils pourraient être confrontés) et de ceux qui ont choisi de rester.

(Re)Thinking the denominations of the migrant subject in “Black, Blanc, Beur” France

David Yesaya (Waterloo)

Undocumented migrants, youth of immigrant background, visible minorities, coloured people, “black”, “beur”. There are so many denominations used to define these individuals perceived as immigrants if not foreigners to the French nation. These identifying names are often attributed to these subjects in the media, the political and the academic discourse. However, the issue of the denomination of the migrant subject is charged with meaning insofar as the process of naming not only reveals the identity of the named sometimes, but it also reveals the perception of the person naming the migrant subject.

The objective of this communication is to reflect on the importance of naming adequately the migrant subject and the impact it has on French society. We will try to demonstrate that ill-naming is ill-defining hence ill-knowing, and as a consequence ill-treating the migrant subject.

The results of these poor qualifications cause ambivalences, ambiguities and generalizations about the migrant subject in society. Consequently, in this presentation, we will first define immigrants in France. Then, we will analyse the questionable identifying denominations given to them and provide a rationale as to why we believe these denominations are ambiguous, confusing and sometimes derogatory. We will propose a more adequate term for this social category perceived as immigrants or foreigners.

Islam and Muslims in the collective imagination of the social workers in Quebec

Kheira Belhadj-Ziane (UQO)

Since the last decade, mistrust towards Muslim communities has particularly increased in Quebec. Media coverage of the attacks perpetrated by Islamic terrorist groups in Western societies, public discourse examining Islam as a social problem, or practices related to the fight against terrorism, contribute to the stigmatization of these communities by associating them with potential terrorist threats (Guibet Lafaye & Brochard, 2016, Johnson-Lafleur et al., 2016). This contributes to feeding the collective imaginations where Muslims present themselves as suspect communities of modern times (Breen-Smyth, 2014), built around symbols that evoke barbarism and archaism and favoring many amalgams between Islam and religious fundamentalism (Abdolmohammad, 2014, Parini, Gianni, & Clavien, 2012).

Through this communication, we will examine this phenomenon of imaginary construction in the context of social work by presenting the results of a study conducted with social workers in Quebec. We will see how the perennial engraving of symbols, surrounding Islam and Muslims in collective history, has produced a mythology in their discourse, that is, "an organized and coherent imaginary narrative [...] that claims to be based on a reality and a truth "(Morin, 1982, p.48-49), while it is based on elaborate images, positive or negative, which play a role in determining the behaviors towards the people concerned by these images (Barthes, 2014). Throughout our communication, we will explore this mythology to better understand its role in the practices of social workers.

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