Panel communications 10 – Stratégies d’intégration par l’emploi
Panel communications 10 – Employment Integration Strategies

Réseautage et expériences d’insertion en emploi : le cas des professionnels de la santé et des services sociaux formés à l’étranger (PSSSFE)

Catherine Montgomery (UQÀM)

Valérie Navert

Émilie Tremblay (UQÀM)

Parmi les nouvelles formes de mobilité internationale, on note un nombre élevé de professionnels de la santé qui migrent pour améliorer leurs perspectives en emploi (OMS, 2010). Bien que plusieurs recherches aient examiné les enjeux d’insertion professionnelle des personnes immigrantes en général, la situation spécifique des professionnels de la santé et des services sociaux formés à l’étranger (PSSSFE) est moins présente dans la littérature. Aussi, la plupart des recherches portant sur les professionnels migrants s'intéressent aux obstacles vécus. Reitz (2011) souligne l’importance non seulement d'examiner les obstacles, mais aussi les stratégies mobilisées par les individus pour faciliter le processus d’insertion. Parmi les stratégies documentées, la capacité de réseautage semble jouer un rôle particulièrement important, que ce soit par le biais de réseaux virtuels (p.ex. forums en-ligne) ou interpersonnels (p.ex. au sein d’équipes de travail, groupes professionnels, réseaux de proches). Notre communication examinera le lien entre réseautage et l’insertion au travail des PSSSFE au Québec à partir de deux projets en cours, dont le premier porte sur un forum en-ligne pour professionnels de la santé en processus d’immigration (corpus constitué de conversations-web ; financement UQAM) et le deuxième sur les enjeux relationnels et communicationnels au sein des équipes de travail en santé (corpus constitué de récits de pratiques, financement Conseil de recherche en sciences humaines du Canada ;). Nous nous intéresserons tout particulièrement aux différentes formes de réseautage (formel/informel ; virtuel/présentiel), ainsi qu’à la façon dont ils facilitent ou freinent l’insertion au travail.

Les compétences organisationnelles en contexte interculturel Jessica Dubé (UQÀM, IRSST)

La diversification de la société québécoise se fait remarquer de plus en plus, autant sur le plan des mœurs que dans la vie organisationnelle. L’importance des compétences interculturelles est largement reconnue par les organisations, mais il n’existe pas de consensus quant à la définition du concept et son évaluation. La compétence interculturelle est souvent abordée comme étant une compétence individuelle, c’est-à-dire la capacité des individus à mobiliser des nouvelles façons de communiquer en contexte pluriethnique. Ceci dit, les compétences individuelles ne sont pas suffisantes pour promouvoir l’inclusion, en partie parce que le « réflexe monoculturel » des organisations peut se réinstaller indépendamment de la volonté des individus. Qu’en est-il du développement des compétences interculturelles au sein des organisations ? La présente communication a pour objet de présenter quelques résultats d’une recension des écrits qui a été effectué dans la cadre d’une étude collaborative réalisée auprès des intervenants de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail du Québec (CNESST), dans la perspective de la co-construction d’un outil d’aide à la communication interculturelle.

Migrants chinois et subsahariens sur des chantiers algériens :

interculturalité, sociabilité et altérité

Hicham Rouibah (Paris Diderot)

Cette contribution est centrée sur deux migrations inédites en Algérie : d’abord, celle des expatriés chinois, principalement des migrants-paysans-travailleurs (农民Nóngmín gōng) contournent un marché de travail chinois saturé et échappent ainsi aux restrictions administratives appliquées à leur statut (户口 hùkǒu). Ils se déplacent au même titre que leurs entreprises chinoises pour réaliser des projets de travaux publics et/ou dans le bâtiment en Afrique et particulièrement en Algérie. Ensuite, celle des migrants subsahariens (maliens, nigériens, burkinabés, guinéens, camerounais…) fuyant la misère ou la guerre, choisissent de plus en plus le territoire algérien du fait de l’instabilité régnante dans les pays voisins (Tunisie, Lybie, Egypte). Ils trouvent désormais place informellement sur le marché du travail auprès des chantiers chinois en Algérie.

A partir d’un travail de terrain essentiellement ethnographique fondé sur l’observation immersive et les entretiens semi-directifs, nous présenterons dans un premier temps le contexte de cette double migration (chinoise et subsaharienne) en Algérie. Et puis, nous verrons comment se construisent les relations ethnico-hiérarchiques et les rapports d’altérité au travail entre salariés Chinois et Subsahariens ainsi que leur impact sur le modèle organisationnel de l’entreprise. Enfin, nous nous penchons sur l’interculturalité et la sociabilité entre ces acteurs sur les chantiers et dans leurs espaces résidentiels respectifs : Comment communiquent-ils ? De quoi parlent-ils ? Que partagent-ils socialement ? Etc.

Networking and employment integration experiences: the case of internationally trained health and social service professionals (PSSSFE)

Catherine Montgomery (UQAM)

Valérie Navert

Émilie Tremblay (UQAM)

New forms of international mobility include a high number of health professionals who migrate to improve their employment prospects (WHO, 2010). Although a number of studies have looked at the issues of professional integration of immigrants in general, the specific situation of internationally educated health professionals and social services (PSSSFE) is less present in studies. Moreover, most research on migrant professionals looks at the obstacles experienced. Reitz (2011) stresses the importance of not only examining the obstacles, but also the strategies mobilized by individuals to facilitate the process of integration. Among documented strategies, networking capacity seems to be particularly important, whether through virtual networks (e.g. online forums) or interpersonal networks (e.g. within work teams, professional groups, through families and relatives). Our paper will examine the relationship between networking and integration into the work of Quebec's PSSSFE from two ongoing projects; the first focusing on an online forum for healthcare professionals in the process of immigration (a corpus of web conversations; UQAM funding) and the second focusing on relational and communication issues within the healthcare work teams (a corpus of stories of practices; Social Sciences and Humanities Research Council of Canada funding). We will focus on different forms of networking (formal / informal, virtual / face-to-face) and how they facilitate or hinder work integration.

Organizational Skills in Intercultural Context

Jessica Dubé (UQAM, IRSST)

The diversification of the Quebec society is becoming increasingly noticeable, both in terms of morals and organizational life. The importance of intercultural competence is widely recognized by organizations, but there is no consensus on the definition of the concept and its evaluation. Intercultural competence is often defined as a personal skill, that is, the ability of individuals to mobilize new ways of communicating in a multi-ethnic context. That being said, personal skills are not sufficient to promote inclusion, in part because the "monocultural reflex" of organizations can resettle independent of the will of individuals. What about the development of intercultural competences within organizations? The purpose of this communication is to present some of the results of a literature review conducted as part of a collaborative study with stakeholders from the Equity, Health and Safety Commission of Quebec Labor (CNESST), with view to construct a support tool for intercultural communication.

Chinese and Sub-Saharan migrants on Algerian Job Sites:

Interculturality, Sociability and Otherness

Hicham Rouibah (Paris Diderot)

This contribution focuses on two migrations in Algeria: firstly, that of Chinese expatriates, mainly migrant-peasants-workers (农民 Nóngmín gōng) bypass a saturated Chinese labor market and thus escape the administrative restrictions applied to their status (户口hùkǒu). They move in the same way as their Chinese companies to carry out public works and / or building projects in Africa and particularly in Algeria. Sub-Saharan migrants (Malians, Nigerians, Burkinabés, Guineans, Cameroonians ...) fleeing misery or war, increasingly choose the Algerian territory because of the instability prevailing in neighboring countries (Tunisia, Libya, Egypt). They now find informal place in the labor market at Chinese constructions sites in Algeria.

 

Starting from an essentially ethnographic field work based on immersive observation and semi-directive interviews, we will first present the context of this dual migration (Chinese and sub-Saharan) in Algeria. And then, we will see how the ethnico-hierarchical relations and relations of otherness in compagnie between Chinese and Sub-Saharan employees are constructed and their impact on the organizational model of work. Finally, we focus on interculturality and sociability between these actors on the building sites and in their respective residential areas: How do they communicate? What are they talking about ? What do they share socially?

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