Panel communications 15 – Conscience de soi et récits expérientiels du territoire
Panel communications 15 – Self-Awareness and Experiential stories About The Territory

(Ré)élaboration de savoirs sur l’interculturel par l’écriture d’une expérience personnelle

Véronique Lemoine-Bresson (Université de Lorraine, France) Stéphanie Lerat (Université de Lorraine, France)

Marie-José Gremmo (Université de Lorraine, France)

La recherche-intervention (Duschene et Leurebourg, 2010) que nous présentons, DIPERLANG, cherche à comprendre, dans le cadre de la formation initiale d’enseignants en France, les manières dont les futurs enseignants interrogent les questions interculturelles et (ré)élaborent des savoirs ainsi que des savoir-faire essentiels pour une professionnalisation réussie dans le contexte actuel de l’hétérogénie des publics scolaires. Notre cadre théorique est celui du paradigme de l’interculturel renouvelé (Dervin, 2016 ; Holliday, 2011 ; Abdallah Pretceille, 2010) qui valorise l’actualisation des identités et des pluralités par les personnes en contextes variés et en situations variables. Par une approche pédagogique qui mêle enseignement et apprentissage de et par l’interculturalité, les étudiants sont amenés à réfléchir à la façon dont les personnes utilisent ou non des éléments culturels pour se mettre en scène et porter un regard sur l’autre, et aux effets produits. En fin de semestre, ils sont sollicités pour écrire une expérience personnelle interculturelle vécue qu’ils doivent également interpréter. Nous utilisons ensuite ces textes pour recenser les traces de déplacement dans la manière de (re)conceptualiser la notion d’interculturalité, la présence ou l’absence des notions théoriques enseignées en cours et la pertinence de leur usage, le positionnement du soi dans le rapport à l’autre (Hermans et Hermans-Konopka, 2010). La méthodologie d’analyse retenue, celle de l’analyse du discours (Scollon et Scollon, Jones, 2012 ; Gee, 2014) permet d’établir des marqueurs de complexité dans la reconstruction des savoirs et l'émergence d'une compétence d’analyse. Notre communication, s’appuyant sur les résultats de l’analyse d’un corpus constitué de 120 textes produits en 2016-2017, visera à appréhender comment cette reconstruction des savoirs sur l’interculturel peut s’effectuer et un positionnement critique émerger.

Déconstruire les malentendus culturels par la rencontre et l’écoute Stéphanie Arsenault (U. Laval)

Nicole Gallant (IRNS)

Johanna Cardona (U. Laval)

Dans le cadre du Colloque international en études interculturelles, nous comptons présenter les résultats finaux d’une recherche ayant porté sur une démarche de groupe intergénérationnel et interculturel développée à Québec et visant à contrer les malentendus culturels. Il s’agit d’une recherche financée par le CRSH et réalisé en 2017. Cette recherche repose sur l’utilisation du modèle interculturel coopératif d’accompagnement mutuel (MICAM) afin de contrer les préjugés et les stéréotypes reliés à la diversité culturelle. Dans ce cadre, nous avons formé deux groupes intergénérationnels de Québécois de diverses origines afin de favoriser la construction de liens permettant de dépasser les malentendus culturels à travers différentes démarches incluant la réalisation d’ateliers interculturels de l’imaginaire (Guilbert, 2013), les récits écrits et oraux et la production de carte mentale des activités quotidiennes. Au printemps 2018, nous serons en mesure de présenter les conclusions de nos analyses quant aux processus de déconstruction de préjugés et stéréotypes observés et aux processus de construction positives de l’altérité. Plus spécifiquement, nous proposerons des pistes d’intervention permettant la déconstruction des incompréhensions culturelles et la construction de représentations positives des relations interculturelles.

Narratives of Identity and Community Connections

Maria-Jose Yax-Fraser (York University)

Narrative has been described as a universal genre because it emerges, across cultures, as a fundamental means to make sense of lived experiences. It has been understood as simultaneously being born out of experience and giving shape to experience. Through various genres, including visual art forms, narrative interfaces self and society, constituting, among other things, a crucial resource of identifications, for developing interpersonal relationships and membership in a community. Based on a qualitative arts-informed and participatory action research with immigrant and migrant women, this paper explores what solidarity means in the context of a policy initiative that seeks to create welcoming communities to attract and retain immigrants in Nova Scotia, and in the context of research as a broader commitment to connect the work of the academy with the life and lives of communities through research that is accessible, embodied, empathic, evocative and provocative.

(Re)development of the knowledge about interculturality through the writing of a personal experience

Véronique Lemoine-Bresson (Université de Lorraine, France) Stéphanie Lerat (Université de Lorraine, France)

Marie-José Gremmo (Université de Lorraine, France)

The research (Duschene and Leurebourg, 2010) that we will be presenting, DIPERLANG, seeks to understand, as part of the initial teachers training program in France, the ways in which future teachers question intercultural issues and (re)develop knowledge as well as essential know-hows for a successful professionalization in the current context of heterogeneity of school audiences. Our theoretical framework is that of the renewed intercultural paradigm (Dervin, 2016, Holliday, 2011, Abdallah Pretceille, 2010) that values the upgrading of identities and pluralities by people in various contexts and in different situations. Through a pedagogical approach that combines teaching and learning from and through interculturality, students are led to think about how people use cultural elements to portray themselves and to look at others and to also think about the effects produced. At the end of the semester, they are asked to write a personal intercultural experience that they must also interpret. We then use these texts to identify traces of displacement in a way to (re)conceptualize the notion of interculturality, the presence or absence of the theoretical notions taught in class and the relevance of their use, and the positioning of the self in the relationship with the other (Hermans and Hermans-Konopka, 2010). The analysis methodology adopted the analysis of the discourse (Scollon and Scollon, Jones, 2012, Gee, 2014) which makes it possible to establish markers of complexity in the reconstruction of knowledge and in the emergence of competent analysis. Our communication, based on the results of the analysis of a corpus of 120 texts produced in 2016-2017, will aim to understand how this reconstruction of intercultural knowledge can take place and a critical positioning can emerge.

Deconstructing cultural misunderstandings by meeting and listening

Stéphanie Arsenault (U. Laval)

Nicole Gallant (IRNS)

Johanna Cardona (U. Laval)

As part of the International Conference in Intercultural Studies, we intend to present the final results of a research project on an intergenerational and intercultural group approach developed in Quebec City to counter cultural misunderstandings. This research is funded by SSHRC and it was completed in 2017. This research is based on the use of the Mutual Support Cooperative Intercultural Model (MICAM) to counter prejudices and stereotypes related to cultural diversity. In this context, we have formed two intergenerational groups of Quebeckers of various origins to foster the building of relationships to overcome cultural misunderstandings through various approaches including the implementation of intercultural workshops on the imaginary (Guilbert, 2013), written and oral stories and the production of mental maps for daily activities. In the spring of 2018, we will be able to present the conclusions of our analysis of the process of deconstruction of prejudices and stereotypes observed and the process of positive construction of the other. More specifically, we will propose ways of intervention allowing the deconstruction of cultural misunderstandings and the construction of positive representations of intercultural relations.

Récits de l’identité et connexions communautaires

Maria-Jose Yax-Fraser (York University)

Le genre narratif est décrit comme un genre universel, puisqu’il apparaît comme un moyen essentiel, dans toutes les cultures, de comprendre les expériences vécues. Il est compris comme un genre qui émerge de l’expérience et en rend compte simultanément. Le genre narratif, grâce à différents sous-genres, dont les différentes formes d’art visuel, permet à la société et aux individus de communiquer et constitue, entre autres, un référent identitaire essentiel au développement de relations interpersonnelles et au sentiment d’appartenance au sein d’une communauté. Cette communication, qui se base sur une recherche qualitative participative fondée sur les arts réalisée avec des femmes immigrantes, examine quel sens revêt le terme « solidarité » dans le cadre d’une initiative politique qui vise à créer des communautés accueillantes pour attirer et garder les immigrants en Nouvelle-Écosse, et dans un cadre où la recherche a pour but d’accroître l’implication de l’académie dans la création de liens entre son travail et la vie communautaire au moyen de projets de recherche qui sont accessibles, concrets, évocateurs, provocateurs ou qui démontrent de l’empathie.

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